ravenelle


ravenelle

ravenelle [ ravnɛl ] n. f.
• 1596 « radis »; ravenielle « variété de garance » v. 1440; de l'a. fr. rave « radis », lat. raphanus
(1694) Giroflée commune des jardins. Radis sauvage.

ravenelle nom féminin (ancien français rafne, radis, du latin raphanus, raifort) Nom usuel du radis sauvage, de la sanve, ou moutarde des champs, et de la giroflée jaune.

⇒RAVENELLE, subst. fém.
BOT. Plante adventice annuelle, de la famille des Crucifères, hérissée de poils raides, dont les fruits sont dressés et se présentent en chapelet. Synon. giroflée des jardins. Bouquet, touffe de ravenelle. Le comte se trouva alors dans un petit jardin (...) borné d'un côté par la partie de la haie dans laquelle était encadrée l'ingénieuse machine que nous avons décrite sous le nom de porte; et de l'autre par la vieille tour ceinte de lierre, toute parsemée de ravenelles et de giroflées (DUMAS père, Monte-Cristo, t. 2, 1846, p. 32).
Prononc. et Orth.:[]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1382 ravenielle « variété de garance » (G. ESPINAS et H. PIRENNE, Rec. de doc. rel. à l'hist. de l'industr. drapière en Flandre, t. 3, p. 23); 1596 ravenelle « petit radis » (Leon MELLEMA, Dict. fr.-fl. ds GDF.); 1679 ravenelle « fleur blanche qui vient dans les champs parmi les blés » (RICH.); 1694 ravenelle « giroflée jaune » (CORNEILLE). Dér., à l'aide du suff. -elle, de l'a. fr. rafne, ravene subst. masc. « radis » ([fin XIe s., rafne, RASCHI, Gl., éd. A. Darmesteter et D. S. Blondheim, t. 1, p. 120]; XIIe s. ravenes, Gloss., ms. de Tours ds GDF.), lequel est issu du lat. raphanus « raifort, radis noir », lui-même empr. au gr. « chou, rave ». Fréq. abs. littér.:20.

ravenelle [ʀavnɛl] n. f.
ÉTYM. 1596, « radis »; ravenielle « variété de garance », v. 1440; de l'anc. franç. rave « radis »; du lat. raphanus.
1 (1694). Giroflée des jardins.
1 Une grande corbeille de ravenelles exhalait des souffles sucrés et délicats (…)
Maupassant, Contes de la Bécasse, « Un fils », p. 226.
2 Radis sauvage (raphanus).
2 Je venais de commander un plat de tortue verte à la ravenelle pour me purger des humeurs et des glaires qu'on attrape dans les embruns et les brouillasses des îles Macquarie.
B. Cendrars, Moravagine, 1926, p. 201.

Encyclopédie Universelle. 2012.


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